Nad et Will vous décrivent le monde tel qu’ils le perçoivent depuis leur départ du Québec en septembre 2008. Suivez leur plume virevolter la planète de l’Himalaya aux fonds marins de Bornéo, de l'Inde incroyable à leur Colombie bien-aimée. Une épopée prenante et surprenante dans déjà plus de 25 28 pays et la folie continue est terminée !

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vendredi 26 février 2010

Le temps d’un cliché.

Égypte.

Tant que le sablier s’écoulera, il faudra le dessabler, ce Sphinx. Toujours là depuis la mort, corps de lion et tête d’homme, il s’éveille la nuit comme un papillon pour veiller sur les tombeaux des pharaons.


Sans eux, les travailleurs au bas de la pyramide n’auraient plus de gagne pain. Ce vieil homme, jamais ralenti par un dos d’âne, vend depuis des lunes breuvages presque froids.


Chaleureusement, un sourire réciproque suffit pour qu’il continue sa quête, car le temps file, en aiguille qui égraine les minutes, mais, s’arrête sans contrainte pour que cet homme égraine son chapelet.


Et lorsque l’ombre est assez longue, âniers et chameliers de Gizeh rentrent au bercail le temps d’une lune. L’heure est au pain.



Et le pain est à la vie, qui coule depuis des lunes, le long du plus long de ces fleuves. Nil besoin de le nommer, vous le connaissez. Contre-jour au demi-jour, l’oreille féline n’a pas peur de l’eau, elle file dans le vent chaud.


Le Nil, aussi grandiose que l’eau. Un flot de milliers de distances s’écoulant dans le temps, des Pharaons à l’Islam, hydratant ce qu’il peut, irriguant ce qu’ils veulent.


À vénérer comme le chat le fut à l’époque pharaonique, utilisé comme jamais à notre époque démographique.


En lui barrant la route, on l’emmagasine dans le Nasser et change son cours du temps, en remontant les temps anciens avant qu’ils ne sombrent dans le noir.

Abu Simbel

Car sauver la grandeur du passé, c’est s’assurer un tourisme sans fin, tant et aussi longtemps, qu’on retournera le sablier.

-Will

samedi 20 février 2010

Démesurément Dubaï.

Burj Khalifa, 828 mètres, 162 étages.

Dubaï et Abu Dhabi, Émirats Arabes Unis

À l’été 2008, autour d’un apéro sur une terrasse de Québec, une charmante québécoise nous a invité à passer la voir dans son pays d’adoption. Des mots qui ne sont pas tombés dans l’oreille d’une sourde. Nous atterrissons à Dubaï.

Le temps d’une semaine, désolée, mais pas de fait ahurissant, ni de problème à résoudre, ni de trek. Grâce à notre hôte exceptionnelle, on se la coule douce. Pas de recherche d’hôtel, pas de bus ni de train, pas de négociation pour l’achat de trois bananes - que du bon temps en bonne compagnie.

Pour nous localiser, nous logeons sur Palm Jumeirah, cette presque île en forme de palmier. Au bas de l’escalier de notre condo d’adoption, une plage bordée d’eau turquoise et de chaises longues, gratuites, comme le soleil. Brisant l’horizon, le Burj-al-Arab se proclame l’hôtel le plus étoilé du monde.


C’est la thématique, ici, le « plus quelque chose du monde ».

À l'intérieur du Dubai Mall.

Et pourquoi pas un ciel étoilé, Dubai Mall.

Le plus grand centre commercial du monde ; le Dubai Mall, face à la plus grande tour du monde, la Burj Khalifa. L’observatoire, au 124e étage, est fermé pour la semaine à cause de problèmes techniques, ce qui en fait l’observatoire fermé le plus haut du monde. Wow.

Partout, on nous signifie combien grand est ceci, et combien luxueux est cela. C’est le mot d’ordre, toujours plus grand, plus chic et plus cher!

Notre hôte nous dit souvent « Ah, ça ce n’était pas là le mois passé ! ».

Les édifices poussent ici comme les champignons dans une chambre d’hôtel indienne.

Après un bon petit-déjeuner maison d’œufs pas frits, de rôties pas froides et de bacon (in sha Allah), nous passons nos après-midi soit à la plage, soit dans les glissades d’eau de l’Atlantis Hotel qui possède aussi un requin baleine dans son aquarium de hall d’entrée, soit à flâner autour d’une piste de ski intérieur ou à visiter le « vieux Dubaï ». À ne pas confondre avec le tout nouveau « Old City », un quartier branché de la ville.

Dans le Mall of Emirates (60$ pour 2h ski).

"Vieux" Dubai

"Vieux" Dubai

Un certain mardi, nous nous attablons au restaurant du très chic Emirates Palace Hotel d’Abu Dhabi, un autre autoproclamé le plus du monde. La serviette sur les genoux et les coupons deux-pour-un à porter de main : rien n’est trop beau pour CLM. Et pour mon dessert, de l’eau de rose sur ma crème glacée au safran s’il vous plaît!

Emirate Palace Hotel

Le soir venu, j’enfile aussi mes talons hauts d’emprunt, et direction Marina Club, c’est la soirée des dames. Plutôt que de se faire servir des verres dilués comme à Québec, c’est au champagne et fraises qu’on reçoit les femmes. Will quant à lui paye le gros prix pour son rhum-and-coke mais, c’est pour une bonne cause (j’ai des talons hauts!).

Dans le bar, je ne dirais pas que c’est très différent que ce que l’on a l’habitude de voir excepté que l’on ne peux pas s’asseoir. Les tables sont louées pour la modique somme de 1000 à 3000$ (selon la distance par rapport à la piste de danse). Ceux qui les louent commandent des bouteilles d’alcool à 7000$ qui font un mètre de haut pour impressionner les dames, mais surtout pour défier la table voisine. Les feux de Bengal sur ladite bouteille (musique de Rocky) – l’arrivée glorieuse du champagne à la sauce flamme olympique, paraît-il que ça attire les pitounes. Les plus gros perdants du monde ?

On saute dans un taxi pour notre prochaine destination et le chauffeur, un Indien, met le compteur sans même qu’on lui demande vingt fois. C’est étrange. Je me dis aussi la même chose dans les rues réalisant que personne ne me suit pour essayer de me vendre une bebelle. J’apprécie.

Le restaurant l’Observatory au sommet du Maryott’s Hotel nous offre aussi une superbe vue quasi 360 degrés sur les immeubles éclairés de Dubaï Marina, un mojito à la main.

Dubai Marina

Cinquante deux étages plus bas, on relaxe en bordure de l’eau, devant une shisha et un thé à la menthe qui valent notre budget quotidien. Non loin, dans l’épicerie qui vend du porc pour « non muslim only », on s’achète des beans Heinz, car parfois, vous savez, il faut savoir se gâter!

- Nad en escarpins.

mercredi 17 février 2010

Denis à Delhi

Père fille au tombeau d'Akbar, Agra

Triangle d'or, Inde


En septembre 2008, lors de notre départ, j'ai sondé le terrain auprès de mon père à savoir s'il serait intéressé à venir éventuellement voyager avec nous quelques semaines. La réponse avait été plutôt vague et suivie du célèbre, « on verra ».

Le voyage avançait et toujours pas d'appel d'offre de la part de celui-ci. Quand je lui en glissais un mot, il savait rester évasif.

Puis, la mère de Will saisit l'opportunité de l'Asie du sud-est et se réserva rapidement l'Égypte. Que restait-il à Denis?

L'Inde!

La première réponse fût oui, probablement emporté par l'excitation du moment. Ensuite, en y réfléchissant, le oui fit place à un non. Plus tard, usant de mon pouvoir de persuasion et par curiosité sûrement, le non redevint un oui qui laissait cependant entrevoir un pic d'anxiété camouflant un iceberg d'appréhensions. Il me semble que je l'entendais à des milliers de kilomètres se dire « mais dans quoi je me suis embarqué? Maudits enfants! ».

Il faut dire qu'annoncer à ses amis que l'on ira passer ses vacances en Inde amène souvent son flot de commentaires négatifs. Les gens aiment se faire des peurs sur ce pays mystérieux où la plupart de ceux qui en parlent en mal n'y ont jamais mis les pieds!

Bref, sept vaccins plus tard, il était dans un avion vers cette destination dont il ne savait pas grand chose.

Aéroport de Delhi, deux heures du matin.

La ville est plongée dans un épais brouillard limitant la visibilité à disons… ma main. Le pire épisode de brouillard connu dans la capitale depuis sept ans retardant trains, bus et avions. Et créant une taxe brouillard inventée par les chauffeurs de taxi. Belle température pour arriver!

C'est tout de même un père souriant et excité que je récupère derrière les portes vitrées automatiques. Le mauvais temps n'a pas atténué son plaisir d'être dans le sous-continent. Ça commence bien.

La rue Main Bazaar de jour.

Direction Main Bazaar dans Paharganj, histoire de le plonger directement dans l'exotisme de la faune de Delhi. À cette heure-ci, désertée par les commerçants et les voyageurs, la rue endormie ressemble à une ruelle malfamée. Premier choc pour Denis.

Delhi, dix heures du matin.

La ville se montre sous un meilleur jour. Le soleil brille, nous prenons notre déjeuner sur la terrasse d'un toit. La rue s'est remplie de ses vendeurs de babioles en tout genre. Attention aux vélos, rickshaws, voitures, piétons, vaches et un éléphant, pourquoi pas!

« C'est moins sale que je pensais, je m'attendais à marcher dans des crottes de vache tout le temps et à être toujours sale ».

Premier fait à demi démenti, oui l'Inde n'est pas le pays le plus propre, j'en conviens, mais la saleté ne saute pas sur le monde. À moins que par surprise, un baba la mène à vous par un baiser sur la main.

Au départ, nous ne voulions pas passer trop de temps à Delhi, nous faisant souvent dire par les voyageurs et les Indiens que c'est invivable, pollué et sans intérêt.

En fait, après plusieurs jours à l'explorer, je vous dirais le contraire. C'est effectivement très pollué, pas de surprise, c'est une grande ville d'Inde, mais je ne dirais pas que c'est sans intérêt. La cité regorge de choses à voir, de bons restaurants et simplement s'y promener promet de belles surprises.

Jama Masjid

Nous y visitons le Red Fort, vestige massif du court règne mogol, nous profitons de la quiétude de la mosquée Jama Masjid, la plus grosse du pays et admirons un coucher de soleil sur l'India Gate en l'honneur des soldats morts au combat, tentant toutefois de fuir les vendeurs ambulants insistants.

Une partie du Red Fort

L'India Gate

On se paye du bon temps au chic United Coffee House en enflammant les babines de mon père avec des mets locaux dans un décor des années 40 et, prenons une bonne Kingfisher glacée au branché Mirchi pub.

On rigole bien au musée du chemin de fer qui ne doit pas avoir été entretenu depuis son ouverture il y a fort longtemps et, nous faisons un plongeon dans la spiritualité hindouiste au temple Lakshmi Narayan.

Vient le temps d'expérimenter les trains pour atteindre les autres destinations du fameux triangle. De rencontrer la sympathique population qui n'a rien à vendre mais, qui veut tout savoir de toi. Mon père sort son meilleur anglais, pas plus mauvais que ses interlocuteurs, et tout le monde réussit à se comprendre et à apprécier les heures qui s'étirent.

Agra, midi.

La brume levée, nous apercevons le fameux Taj Mahal…



Le lendemain, trois heures du matin.

Denis est couché malgré lui sur le plancher de la gare de train. Face à la toilette turque, il décide de devenir végétarien pour le reste du voyage.

Agra, le lendemain et le surlendemain.

Denis est toujours couché, laissant l'opportunité à Will d'explorer davantage pour vous pondre une super chronique sur la ville.

Jaipur, cinq heures plus tard qu'annoncé.

La ville nous épate par la quantité de monuments tous plus surprenants les uns que les autres, en particulier le fort d'Ambert, un palace majestueux en pleine zone désertique.


Fort d'Ambert

Fort d'Ambert

Temple des vents, Jaipur

Notre visiteur s'adapte rapidement à l'ambiance survoltée et enivrante, étant même surpris qu'il n'y ait pas plus de monde que ça. « Je m'imaginais avoir toujours des gens coude à coude avec moi ». Comme quoi l'imagination avait travaillé fort avant le départ. Il ne s'était par contre pas imaginé voir autant de chameaux sur le bord des rues.



Delhi, deux semaines après.

Les derniers jours ont filé comme le vent, empreints de bons souvenirs. Malgré les fréquents « Waterloo » (moments pendant lesquels le voyageur se sent prêt à abdiquer) que l'Inde offre à ses visiteurs, chaque recoin propose en contrepartie une merveille qui en vaut le détour.

Québec, deux jours plus tard.

Denis entre dans son condo et se dit : j’aurais bien pris une semaine de plus!

Incroyable!

- Nad initiant son père à l'Inde.

vendredi 5 février 2010

Guide CLM : Agra et le Taj Mahal


Agra est reconnue à grande échelle pour son côté désagréable. Arnaqueurs, vendeurs insistants, mendiants, pollution et trafic la rendre indésirable, à un point tel que l'on conseille souvent de ne pas y dormir ; arriver le matin, visiter le Taj et repartir aussitôt.

Grave erreur. À moins d'être agraphobe.

Aggraver la réputation d'Agra n'est donc pas notre objectif. Cette semaine, nous vous proposons une chronique pratique pour faire de votre séjour taj mahalien un souvenir souriant. Nous croyons que la différence entre une bonne et une mauvaise expérience dans cette ville est dans la préparation face aux inconvénients. Il n'y a donc pas de solution miracle, mais, qu'une question ; et si à Agra, nous ajustions notre approche, pour qu'une anagramme plus tard, tout devienne plus jouissant ? Vous savez, il ne suffit que d'un é pour que tout Agra soit plus agréable!

Agrafez votre tuque, c'est parti!

Se rendre à l'hôtel.

Avec Delhi et Varanasi, Agra complète le trio des pires villes où se chercher une chambre. Ne vous en faites pas, défaite pas possible avec ces astuces :

- Premièrement, considérez dormir dans le Taj Ganj (le quartier du Taj), aux portes du monument. Le côté est est plus tranquille que le sud, mais plus cher.
- Réservez votre première nuit : la plupart des hôtels peuvent venir vous chercher directement à la gare sans frais, vous éviterez ainsi la négociation d'un transport. Un comptoir de transport prépayé se trouve à la gare d'Agra Cantonment.
- Si vous n'avez pas de réservation, assumez que l'hôtel que vous avez choisi n'est ni plein, ni fermé, ni démoli, ni brûlé, ni insalubre, comme pourrait vous dire votre chauffeur (pour vous amener à un endroit où il aura une commission sur le prix de la chambre - que vous payerez). Et s'il appelle audit hôtel, c'est de la foutaise.
- Vous n'êtes pas chanceux et tombez sur un chauffeur tenace? Dîtes lui clairement que vous ne le payerez pas (« no money!») s'il ne respecte pas vos consignes. Il faut le prendre par la bourse, tout simplement!

Les vendeurs insistants.

Personne n'est à l'abri. Voici quelques trucs pour se débarrasser des embarrassants :

- Apprenez à dire « non merci » en Hindi (danyabat): un petit effort qui mène loin.
- Faites une blague, détournez la situation. Ils sont souvent sympathiques !
- Préparez vos réponses. Par exemple, à la question : « Combien vous me donnez pour ceci ? », « Zéro » est une réplique beaucoup plus efficace que « Je n'en veux pas ».
- Si le vendeur est un enfant (ce qui arrive souvent), une grimace, un pet de dessous de bras ou un tour de magie lui rappellera un instant qu'il est un enfant. S.V.P, soyez hindoulgent!
- Et sinon, tristement, le truc le plus efficace est tout simplement l'ignorance intentionnelle du vendeur. Aucune réponse, aucun regard, aucune attention ; il changera de client - ce n'est qu'une question de temps. Êtes-vous patient ?

La visite du Taj Mahal

Le billet est valide pour une seule entrée et aucune nourriture n'est permise, ni disponible sur le site. Faute de pouvoir y rester toute la journée durant, la question est donc : à quelle heure le visiter ? Voici ce qu'il faut pour prendre votre décision :

- Le site se remplit rapidement à partir de 9h00. Pour éviter les foules quelques minutes, arrivez dès l'ouverture : la porte principale (sud) ouvre à 8h00 et les billets (750 Rs) sont disponibles surplace. La porte est, quant à elle, ouvre à 7h00 (c'est un secret!). Il suffit d'acheter son billet au stationnement des autobus de groupes, un kilomètre plus loin sur Taj East Gate Road (billetterie ouvre à 6h30). Le site (en haute saison) est achalandé jusqu'à tard en après-midi. Quelques éclaircies se sentiront à partir de 16h00.
- Si quelqu'un (un Indien sans appareil photo) vous propose de vous prendre en photo, c'est qu'il demandera un pourboire. À vous de décider si vous voulez payer pour une action que n'importe quel touriste fera gratuitement.
- Les photographes (les Indiens avec des appareils photo) sont normalement enregistrés et ont des tarifs fixes. Vérifiez les prix avant de donner votre accord ; ils sont affichés à l'entrée de la porte intérieure qui mène au grand jardin.

Un conseil ; prenez votre temps. Contentez-vous de contempler, vous en sortirez contents (c'est vos vacances après tout!). Attendez une meilleure lumière, de meilleurs contrastes. Un regard de plus sur ce monument de l'amour et la beauté du marbre nu vous enivrera pour un moment.

Voir, revoir et au revoir.

Le Taj pourrait décevoir par le fait qu'il ne surprend pas, on l'a tous déjà vu en photo. Bien qu'il soit à la hauteur des attentes, le voir autrement que dans sa pose carte postale est selon nous, la chose à ne pas manquer avant de quitter la ville. C'est ce que nous avons le plus apprécié de notre séjour là-bas.



- Coucher de soleil avec vue sur la face nord du bâtiment, de l'autre côté de la rivière Yamuna. Un autorickshaw ne devrait pas coûter plus de 150 à 200 Rs pour l'aller-retour, incluant une heure d'attente. Demandez d'aller à « Mehtab Bagh », un parc clôturé duquel vous pouvez voir la rive et le Taj, pour 100 Rs. La même vue est accessible gratuitement en marchant deux cents mètres sur la route vers la rive, sans entrer dans le parc.
- Sur Taj East Gate Road (à 100 mètres de la porte est), on retrouve l'entrée de la « Taj Nature Walk » (50 Rs), le remède parfait pour ceux qui ont le mal de ville. Un grand parc est aménagé et les familles indiennes s'y retrouvent. Quelques sentiers en font une marche agréable et au point le plus haut, les dômes en marbre brisent l'horizon.
- Pour les aventureux, ce qui est encore mieux, c'est qu'à l'extrémité nord de ce parc, dans le boisé, la clôture est brisée et donne accès à un quartier d'Agra inconnu des touristes. C'est la vie normale au pied du Taj. Pas de vendeur, pas de guide achalant ! On y a même fait une partie de criquet!
- Finalement, un attrait génial d'Agra est son grand nombre de restaurants avec terrasses sur le toit - vue sur le Taj !
Selon nous, la meilleure terrasse est celle de l'Hotel Saniya Palace suivie de près par le Shanti Lodge. Et si vous êtes fatigués de voir le Taj, le Yash Café n'offre pas de vue, mais une salle à manger ensoleillée et des chaises confortables (denrée rare en Inde).


Visiter Agra.

Entre deux couchers du soleil sur le monument de l'amour, aimer la ville est possible. Taj Ganj est un quartier petit mais surprenant - si vous sortez de la rue principale. Pénétrez une des ruelles et laissez-vous promener par votre curiosité. Vous y retrouverez les couleurs et la chaleur de l'Inde et pas les vendeurs froids de Taj Mahal dans un globe avec de la neige !

Tombeau d'Akbar

Agra offre également un riche passé de l'empire Mughal. Pourquoi pas visiter le Fort d'Agra, le bébé Taj ou le Tombeau d'Akbar ? Vous aurez besoin des services d'un autorickshaw. Deux options :

1. Louer pour la journée/demi-journée (supposément 300Rs/200Rs, mais comptez 50% de plus en marchandant fort).

2. Négociez seulement des allers simples (en négociant fort – maximum 80 Rs pour les plus longues distances, par exemple de Taj Ganj à Akbar, environ 15 kilomètres.).

Nous avons opté pour la seconde option, par choix, car nous ne voulons pas la pression d'un chauffeur pressé. Si vous préférez la première possibilité, vaut peut-être mieux passer par votre hôtel (plus cher) si vous n'êtes pas un voyageur confirmé.

***

Aller en Inde du Nord sans aller à Agra est pour nous, une erreur flagrante. Armez-vous de patience et d'un sens de l'humour (si vous n’en avez pas - Plattsburg est une meilleure destination pour vous) et vous verrez, sous le soleil orange, un verre à la main, face au marbre lointain, vous atteindrez peut-être un état second ? Un état d'agravitation ? Fin du paragraphe.

-Will.

mercredi 3 février 2010

Incroyable Inde.


Inde du Nord.


Saviez-vous que le slogan touristique de l'Inde est : « Incredible India » ? De retour dans ce pays, il prend tout son sens…

Tu sais que t'es en Inde…

Quand tout le monde t'observe (en te fixant).
Quand les enfants touchent tes cheveux (blonds).
Quand le « non-merci » n'a plus aucun effet !
Quand une vache à six pattes est lucrative.
Quand voir un éléphant sur le bord de la rue est normal.
Quand les sexagénaires sont plus souples que toi.
Quand même Denis (père carnivore de Nad en visite pour 12 jours) n'a plus le goût de manger de la viande.
Quand ça prend plus de temps faire un check-in d'hôtel qu'une commande au restaurant.
Quand tu négocies ton passage en autorickshaw avant, pendant et après!
Quand un train prend plus de 13 heures de retard à cause du brouillard.
Quand un barbu à turban s'assied sur toi dans un bus!
Quand d'un seul coup d'œil tu vois (en pleine ville) un cochon, des chèvres, des singes, des vaches, un chameau, un chat, deux chiens et un charlatan-charmeur de serpent.
Quand un restaurateur ambulant nettoie sa vaisselle dans une flaque d'eau!
Quand il faut s'éloigner des murs de briques…
Quand tu découvres des malformations physiques inimaginables.
Quand au Mc Donald, le Big Mac est remplacé par le Chicken Maharaja Mac !

Bref, tu sais surtout que tu es en Inde quand tout est différent de la maison. Quand une journée est autant remplie de surprises que de découragements. Lorsque la liste de choses à voir est infinie, mais que malgré tout, le soir, épuisé de l'Inde, tu te dis : plus jamais. Et que le lendemain matin, tu planifies ton prochain voyage en Inde. Incroyable?

- Nad et Will, définitivement en Inde.